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Congrès scientifique: quand la science vend

Jean-Pierre Després, Ph. D., FAHA, FIAS et membre du Cercle des ambassadeurs de Québec, en connaît un peu sur les maladies cardiométaboliques. En tant que directeur de la recherche en cardiologie au Centre de recherche de l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec et professeur au Département de kinésiologie de la Faculté de médecine à l’Université Laval, il a investi plus de 30 années dans la recherche sur l’obésité abdominale et sur les maladies cardiovasculaires.

Il en connaît aussi un peu sur le fait que la science est un bon sujet pour « vendre » un congrès ou une rencontre.

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M. Després faisait partie du comité de programme de la 6e édition du Congrès de la Chaire internationale sur le risque cardiométabolique (ICCR) qui s’est tenu à l’Hôtel Concorde à Québec du 15 au 17 mai 2017. Organisé conjointement par la Chaire internationale sur les risques métaboliques (ICCQ) et le Réseau de recherche en santé cardiométabolique, diabète et obésité, le congrès a réuni 300 participants de 25 pays pour discuter de la prévalence du diabète de Type 2 à travers le monde et de la portée des habitudes de vie de la population – activités physiques, qualité de l’alimentation et du sommeil – sur la santé cardiométabolique. 

« La communauté internationale de la recherche sur l’obésité abdominale et sur ses effets négatifs est immense, explique M. Després. Il y a 25 ans, mon équipe de recherche était la première à avancer que l’excès de gras abdominal et de gras ectopique jouait un rôle important dans le fait qu’une personne pouvait ou non développer une multitude de complications liées à la santé, autre qu’une simple question de poids. Vingt-cinq ans plus tard, des études de l’Angleterre, de la Hollande, du Japon, de la Chine et de la Corée, pour n’en nommer que quelques-unes, ont confirmé l’une après l’autre que nous avions raison! »

Avec le temps, l’indéfectible engagement de M. Després dans ses travaux de recherche l’a aidé à se construire un réseau de leaders et de chercheurs universitaires avant-gardistes qui partagent les mêmes préoccupations. Il donne même le crédit du succès de la 6e édition du Congrès de l’ICCR à son réseau qui travaille avec acharnement à faire avancer la science.

« La science vend bien, explique-t-il. Peu importe sur quelle science un congrès ou une rencontre porte, ce qui compte énormément est la qualité du programme scientifique. Chaque année, les chercheurs reçoivent des tonnes d’invitations pour différents événements auxquels ils ne peuvent assister en raison de conflits d’horaire, de restrictions budgétaires ou simplement par manque de temps. »

« La science vend bien, explique-t-il. Peu importe sur quelle science un congrès ou une rencontre porte, ce qui compte énormément est la qualité du programme scientifique. Chaque année, les chercheurs reçoivent des tonnes d’invitations pour différents événements auxquels ils ne peuvent assister en raison de conflits d’horaire, de restrictions budgétaires ou simplement par manque de temps. C’est pourquoi, lorsqu’ils évaluent la possibilité de participer à un événement, leur premier réflexe est de prendre connaissance du programme scientifique afin de savoir quels seront thèmes abordés, qui seront les conférenciers et les influenceurs présents et quelles seront les sessions satellites offertes. »

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M. Després a réussi à composer un programme scientifique de premier ordre parce que, dit-il en souriant : « Ça aide d’être un vieux de la vieille. Mon vaste réseau de relations nous a aidés, le comité de programme et moi, à intéresser des chercheurs et des universitaires d’avant-garde à venir présenter leur recherche ou à venir aborder des enjeux actuels, mais aussi à attirer des participants à l’événement. »

« Vous devez bâtir un programme scientifique comme s’il s’agissait d’un produit que vous désiriez vendre », ajoute-t-il. 

« Lorsque vous combinez un excellent programme scientifique à l’irrésistible beauté de la ville hôte, vous avez vraiment une combinaison gagnante en main », conclut M. Després.

Pour créer un programme scientifique qui aborderait des concepts innovateurs ou qui ferait avancer la science en examinant des thèmes existants sous un nouvel angle, M. Després et l’équipe de l’événement ont formé deux comités majeurs. « Nous avons mis de nombreuses heures pour concevoir un programme auquel les participants potentiels ne pourraient tout simplement pas dire non. »

Une autre part importante du succès du congrès revient au travail impeccable réalisé par l’équipe de logistique, au soutien reçu par le maire de Québec, Régis Labeaume et son équipe, et au charme indéniable de la ville hôte. « Lorsque vous combinez un excellent programme scientifique à l’irrésistible beauté de la ville hôte, vous avez vraiment une combinaison gagnante en main », conclut M. Després.

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